Monday, November 28, 2011

Self-reference, once again, once again

Another comment, this time from the biologist Richard Dawkins, that shows that importance of self-reference:

"Perhaps consciousness arises when the brain's simulation of the world becomes so complete that it must include a model of itself."
Richard Dawkins, The Selfish Gene, Chapter 4, The gene machine.

See this post and this one on self-reference. See also the last line of G. Chaitin quoted in this post.

Tuesday, September 27, 2011

The overly importance of the reference

Il y a une quinzaine d'années, dans l'examen d'admission au volontariat d'un an, les examinateurs militaires donnèrent pour dictée aux candidats une page sans signature qui, citée dans divers journaux, y fut raillée avec beaucoup de verve et excita la gaieté de lecteurs très lettrés. "Où ces militaires, demandait-on, étaient-ils allés chercher des phrases si baroques et si ridicules?" Ils les avaient prises pourtant dans un très beau livre. C'était du Michelet, et du meilleur, du Michelet du plus beau temps. Messieurs les officiers avaient tiré le texte de leur dictée de cette éclatante description de la France par laquelle le grand écrivain termine le premier volume de son Histoire et qui en est un des morceaux les plus estimés. [...] J'ai vu des connaisseurs rire de ce style, qu'ils croyaient celui de quelque vieux capitaine. Le plaisant qui riait le plus fort était un grand zélateur de Michelet. Cette page est admirable, mais, pour être admirée d'un consentement unanime, faut-il encore qu'elle soit signée. Il en va de même de toute page écrite de main d'homme. Par contre, ce qu'un grand nom recommande a chance d'être loué aveuglément.
Anatole France, Le Jardin d'Épicure, Chateaux de cartes.

Savoir ignorer

Dans la nuit où nous sommes tous, le savant se cogne au mur, tandis que l'ignorant reste tranquillement au milieu de la chambre.
Anatole France, Le Jardin d'Épicure, À Lucien Blahfeld.